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ALLOCUTION DE L’AMBASSADEUR SMAÏL CHERGUI,

COMMISSAIRE À LA PAIX ET À LA SÉCURITÉ

 

-                 Excellence, Monsieur le Premier Ministre, chef du Gouvernement, Paul Kaba Thieba,

-                 Mesdames et Messieurs les Ministres,

-                 Monsieur le Président de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest,

-                 Monsieur le Haut Représentant de la Présidente de la Commission de l’Union africaine au Mali et au Sahel, 

-                 Monsieur le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest,

-                 Messieurs les Ambassadeurs et chefs de Missions,

-                 Mesdames, Messieurs les Représentants des partis politiques et de la société civile,

-                 Chers participants,  

-                 Mesdames et Messieurs,

Vous me permettrez, tout d’abord, de vous dire combien nous sommes heureux de nous retrouver, encore une fois, à Ouagadougou, et d’exprimer, au nom de Madame la Présidente de la Commission de l’Union africaine, Dr. NKosazana Dlamini-Zuma, et en mon nom propre, toute notre gratitude au Gouvernement et au peuple du Burkina Faso, pour l’accueil toujours chaleureux et l’hospitalité tout africaine, qui nous sont réservés à chacune de nos visites. Ce sont les trains caractéristiques de ce pays cher à notre Union.  

Nous sommes sensibles à l’honneur que vous nous faites, Monsieur le Premier Ministre, d’être parmi nous, ce matin.

J’exprime toute ma gratitude pour le Président du Faso, qui a bien voulu nous recevoir hier, dès notre arrivée à Ouagadougou pour réaffirmer son soutien à cette démarche.

Votre présence, Monsieur le Premier Ministre, ainsi que celle, nombreuse, des hautes autorités burkinabè et la vôtre massive, chers participants, témoignent assurément de notre conviction effective du nécessaire accompagnement dont ce pays et ses dirigeants ont besoin dans  leurs  efforts visant à rétablir et renforcer la paix, la sécurité et la stabilité, à la suite notamment des difficiles épreuves qu’il vient de traverser. Je voudrais réaffirmer ici la pleine solidarité de l’UA avec le peuple et le Gouvernement burkinabè et renouveler nos condoléances les plus attristées aux familles des victimes des ignobles attaques terroristes perpétrées contre le Burkina Faso, le 15 janvier 2016. Nous saluons, une fois encore, la dignité, la détermination et la résilience avec lesquelles le vaillant peuple du Burkina Faso et ses dirigeants ont traversé cette douloureuse épreuve, intervenue deux semaines seulement après l’installation des nouvelles autorités issues des élections du 29 novembre 2015.  Nous saisissons l’occasion pour nous féliciter des mesures prises, y compris dans le cadre de la coopération régionale face au fléau du terrorisme et de l’extrémisme violent.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Nous voici, une nouvelle fois, à Ouagadougou, non plus dans le cadre de la Transition, mais désormais dans le nouveau contexte du Groupe international de soutien à la consolidation de la démocratie et à la relance économique au Burkina Faso (GIS-BF), car la Transition a pris fin avec la tenue des élections présidentielle et législatives du 29 novembre 2015. C’est le lieu pour moi de renouveler les félicitations de l’UA au peuple, aux acteurs politiques et à la société civile burkinabè pour le caractère exemplaire de la Transition, combien même difficile et heurtée par moments, et dont tous les africains sont fiers. Nous félicitons une nouvelle fois le Président Roch Marc Christian Kaboré, pour sa brillante élection à la tête du Faso. Nous rendons un hommage mérité au Président de la Transition, Michel Kafando, et au Premier ministre Yacouba Isaac Zida, pour la sagesse et le doigté avec lesquels ils ont su gérer  les nombreux défis auxquels ils ont été confrontés durant cette phase de l’histoire de leur pays.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Tourner cette page ne saurait pour autant signifier la fin du soutien et de l’accompagnement que le Burkina Faso est en droit d’attendre de la communauté internationale dans ses efforts visant à relancer l’économie et conduire les réformes nécessaires à l’amélioration des conditions de vie des Burkinabè, à l’approfondissement du processus démocratique et au renforcement de l’Etat de droit, la réforme du secteur de la défense et de la sécurité et l’exigence de justice. Assurément, c’est maintenant que le peuple du Burkina Faso et ses dirigeants ont le besoin de notre solidarité et de notre soutien.

 

L’objet de cette présente réunion, comme l’atteste le projet de programme de travail qui vous est proposé, est d’abord de bénéficier de l’analyse du Gouvernement sur la situation du pays. Il s’agira ensuite de voir comment mobiliser un appui adéquat en faveur du Burkina Faso pour lui permettre de faire face à la conjoncture socio-économique difficile qui y prévaut actuellement, dans le contexte sécuritaire sahélien que nous connaissons. Notre réunion offre le cadre idéal pour lancer un appel pressant en faveur d’un soutien renforcé de la communauté internationale au Burkina Faso en cette période cruciale.   C’est le lieu également  pour les pays et organisations ici représentés d’indiquer, de manière concrète, la nature et le niveau de l’appui qu’ils sont prêts à apporter aux efforts de développement économique et sociale, de réconciliation et  de stabilisation à long terme du Burkina Faso.

 

 Mesdames, Messieurs,

 

Face à la crise survenue au Burkina Faso, l’UA, la CEDEAO et les Nations unies, avec l’appui de l’ensemble de la communauté internationale,  ont fait montre d’une grande unité de vue et d’action dans leurs efforts visant à aider les parties prenantes burkinabè à relever les défis auxquels elles sont confrontées. Cette démarche réussie démontre une fois encore que le succès est toujours au bout de l’effort collectif. De même, il convient de saluer la célérité et la disponibilité avec lesquelles les dirigeants de la région, dont  nous louons, une fois encore, l’action décisive, se sont mobilisés pour  trouver une solution rapide à la situation et aux différentes crises qui ont jalonné le cours de la Transition.

 

Je voudrais, encore une fois, exhorter tous les acteurs burkinabè  à continuer à  faire encore  preuve d’engagement, de responsabilité et d’esprit de compromis,  afin que les tâches de réforme constitutionnelle, politique et institutionnelle, de justice et de réconciliation nationale, ainsi que de développement puissent être menées à bien.  C’est à ce prix que la cohésion nationale  sera renforcée,  en vue de la reconstruction politique, sociale et économique de la société, dans le cadre d’une démarche de consolidation de la paix, permettant ainsi d’orienter le génie créateur et l’ensemble des ressources du pays vers le seul combat qui vaille, le développement économique, pour le mieux-être de nos sœurs et frères burkinabè.

 

 

 

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Je salue au nom de l’UA, les efforts déployés par le Président Rock Marc Christian Kabore, depuis sa prise de fonction, le 29 décembre 2015. Je lui renouvelle, pour ma part, la détermination et la disponibilité de l’UA, en étroite coopération avec les pays de la région et les partenaires, à jouer le rôle qui est le sien pour l’accompagner  dans ses initiatives et efforts pour le mieux-être du peuple burkinabè, la paix, la sécurité et la stabilité, ainsi que pour la réconciliation nationale, sur la base des instruments pertinents de l’Union. Je salue, à cet égard, la mise en place, il y a à peine quelques jours, du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale,  pour,  selon les mots du Président Kabore, asseoir les bases solides d’une nation démocratique, unie, paisible et prospère. Tout comme je salue la rencontre de Monsieur le Premier Ministre avec les représentants de la société civile pour que cette démarche soit inclusive et s’assurer l’adhésion de tout le peuple, dans un élan solidaire et patriotique.

 

Je vous remercie de votre aimable attention.

Posted by Messay

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